DHREAM CUP : 5ème !

C’est après avoir pris un peu de repos et de recul sur cette belle Dhream Cup que je peux vous écrire ce rapide débriefing.

Super départ sous le vent de la flotte mais je suis clairement passé à coté de l’analyse météo/courant du tout début de course. Pour faire simple je suis parti nettement à droite du plan d’eau et le vent n’a fait que tourner à gauche. Avec le courant cela a tout de suite créé des écarts importants et je passe donc la première marque de parcours (Omonville) en mauvaise posture. Je décide de m’interdire totalement de rentrer dans une logique comptable et m’efforce d’être concentré sur la suite, sur le prochain coup.

Nous devons dans les heures qui viennent passer un front froid peu actif pour trouver le vent de Nord qui nous accompagnera à priori jusqu’à la Trinité. Il y aura forcement des opportunités pour revenir dans le match, je suis donc concentré sur mes réglages et sur la meilleure trajectoire pour rallier la prochaine marque de l’autre coté de la Manche. Je tente un premier léger décalage dans l’est mais la rotation se fait attendre, surtout je touche le vent en décalage et atténué par rapport à mes camarades de l’ouest. Enfin la rotation droite tant attendue, presque brutale. A priori je stabilise l’écart avec le gros du paquet mais la tête de flotte a plutôt creusé ! Pas grave !

On passe la marque dans un bon 20nds de nord, sous les côtes anglaises nous naviguons sous grand spi à 130° du vent et ca va vite ! Je me concentre sur les bateaux à “portée de fusil” et réussi à en dépasser quelques-uns, je ne vois plus grand-monde à l’AIS mais je me dis qu’a priori ce ne doit pas être pire, bon il y en a sans doute qui on pris le large mais la flotte n’est probablement pas si loin !

C’était prévu et cela se confirme, à Wolf Rock il va se passer des choses, on navigue maintenant sous un soleil de plomb (et oui !), le vent a molli et adonné, on se la coule douce sous grand-spi ! Le vent thermique perturbe énormément le synoptique, croyant être bien revenu sur la flotte quasi arrêtée, celle-ci repart avant moi et même les bateaux loin derrière finissent par revenir, après analyse on se serait tout à fait passé du dernier empannage ! Bref tout est à reconstruire, ça part de là !

Je prends mes marques avec mon nouveau spi et cherche la bonne stratégie, je décide d’observer un peu le jeu en me disant qu’à un moment il faudra décider franchement. Le placement à l’ouest est finalement payant, l’anticyclone n’a pas gonflé trop vite, ouf ! Juste en arrière de la meute au way-point virtuel !

C’est parti pour un long bord travers au vent qui nous emmènera d’abord à la Chaussée de Sein puis aux Glénans et enfin, dans un vent molissant jusqu’à l’entrée de la baie de Quiberon. Je me suis assez bien préparé au portant, il y a de quoi tenir quelques temps dans les poches à bout en calories et le ciré lourd est de sortie. Je ne vois pas passer la nuit et au petit matin je constate que je suis revenu dans les 5/7 premiers. Maintenant il s’agit juste de s’appliquer et de ne pas faire d’erreurs bête, c’est tout droit jusqu’à l’arrivée la consigne c’est d’aller vite et de se placer correctement !

Je passe la ligne d’arrivé en baie de Quiberon en 5ème position !  Cette course fût riche, sur tous les plans… malgré les difficultés du début cela permet vraiment de valider le travail de l’hiver ! Les top conditions météos étaient aussi propices à admirer notre terrain de jeu, tellement riche : un oiseau gracieux, un autre au vol plus approximatif mais bien plus rare, un dauphin rieur et complice dans le sillage tendu, la lumière rasante du soir ou les premiers rayons du matin qui réchauffe le coeur et le corps… L’ exigence du support et le niveau de la flotte n’empêche pas de saisir ces courts instants…

Je suis de retour à Lorient depuis hier mardi, entre pesée officielle du bateau et un peu de technique en vue de La Solitaire du Figaro, l’entraînement reprendra pour moi jeudi et vendredi, ou l’on continuera le travail avec les voiles neuves.

Vivement la SOLO Concarneau, départ le 6.08 pour un nouveau parcours d’environ 450 milles. Un immense MERCI pour les supers mots d’encouragement reçu ! C’est vraiment génial !

 

On se retrouve très vite sur l’eau,

Robin

 

 

 

 

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